Histoire et Protestants en Centre-Bretagne
   
    Association des amis du protestantisme en Bretagne centrale
 
 

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ACTUALITES ET ECHOS

Le but de l'association

Depuis 2002, l'association a pour but de contribuer, en Bretagne Centrale, à la conservation de la mémoire de l'activité du protestantisme, à l'expression de l'identité protestante, à l'enrichissement de sa culture, à l'enracinement de sa foi.

Dans cette perspective, l'association se propose notamment

- d'étudier le protestantisme en Bretagne centrale : recherches historiques, collecte de documentation, archives, bibles anciennes et toute littérature sous toutes ses formes ; d'acquérir et restaurer des lieux de culte ou autres ;
- de promouvoir la connaissance du Protestantisme, son message, sa vie, par la publication d'articles, d'ouvrages, l'organisation de rencontres, expositions, offices, et autres manifestations contribuant à la pérennité du Protestantisme, de son annonce de l'évangile, de sa place dans la société.

Articles archivés

Contact : contact@histoire-et-protestants-en-centre-bretagne.fr

 

Histoire du Centre-Bretagne

Articles, interviews et anecdotes relatant l'Histoire non protestante du Centre-Bretagne.

En 1839 aux mines de Poullaouën : le regard étonné d'un jeune Parisien

Le 10 septembre 1839, un jeune homme de 18 ans frappait en fin de matinée à la porte du Château de la Mine, à Poullaouën, édifié au milieu du XVIIIe siècle pour loger les cadres supérieurs de la Compagnie des Mines de Basse Bretagne qui exploitait depuis 1732 les riches filons de plomb argentifère de Poullaouën, Locmaria-Huelgoat et accessoirement Carnoët-Plusquellec.

Fortuné du Boisgobey, fraîchement émoulu du Collège St-Louis de Paris où il venait d'obtenir un Baccalauréat ès Lettres, parcourait la Bretagne depuis le 30 juillet, curieux de découvrir ses paysages, ses monuments, ses coutumes et ses activités économiques.

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En 1795, au Faouët : des centaines de Chouans étaient mis en déroute

Le 9 pluviôse an III (28 janvier 1795), Joseph Poirier, maire de Berné et laboureur au village de Porz-en-Tallec, revenait vers 4 heures de l'après-midi de la forge de Kerguenec en Guilligomarc'h où il avait fait «faire une cerpe et trois rateaux», lorsqu'il fut abordé «sur la grande route conduisant du Faouët à Plouay par dix à douze hommes armés» de fusils et de pioches.

Ceux-ci l'obligèrent à les accompagner jusqu'à l'auberge du Pontulaire où plusieurs centaines de Chouans s'étaient rassemblés sous les ordres de Louis Calan, de Pluméliau, surnommé Salomon, Jean-Joseph Salvar, l'ancien greffier de Berné et Louis Morgant, le neveu du recteur de cette même commune.

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En 1769, une bande de voleurs pillait les campagnes du Poher

Le 21 septembre 1770, à trois heures de l'après-midi, François Jézéquel, le geôlier des prisons de Carhaix, introduisait dans la Chambre du Conseil du siège royal de la sénéchaussée «un homme de cinq pieds et environ trois pouces (1m70), portant cheveux et barbe châtaigne, les yeux couleur d'eau, le visage long et plains, vêtu de toile à la mode de la campagne, chaussé de sabots et ayant un gros fer à la jambe».

Au sénéchal Joseph Le Guillou de Stangalen qui lui demandait son indentité, il répondit «avoir nom Guillaume Floch, âgé de 28 ans, ménager de campagne demeurant avant son emprisonnement au village du Caro, paroisse de Saint Hernin», et être «soldat milicien de ladite paroisse».

Il était accusé par le substitut du procureur général du roi Joseph Chauveau de Kernaeret d'avoir fait partie d'une troupe de voleurs qui s'était constituée en mars 1769 aux environs de Langonnet, et avait ensuite fait régner une grande insécurité pendant plusieurs semaines dans les campagnes tout autour de Carhaix et notamment à Saint-Hernin et Cléden-Poher.

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Au XIIe siècle : Tangui, le vicomte de Poher,
habitait-il à Carhaix ou à Cléden-Poher ?

Au début du XIIe siècle, la Vicomté de Poher qui s'étendait sur cinquante-six paroisses réparties entre les châtellenies de Carhaix, Landeleau, Châteauneuf-du-Faou et Huelgoat, formait la plus importante seigneurie du Comté de Cornouaille.

(Une châtellenie était un ensemble de terres attribuées par le duc de Bretagne à un vassal, qui avait le droit d'y édifier un château).

Ce vaste fief était administré par Tangui, le premier vicomte de Poher connu, qui était un "haut fonctionnaire" à qui le duc de Bretagne Alain IV Fergent, (qui était aussi comte de Cornouaille), avait délégué ses pouvoirs juridiques et économiques sur la Vicomté.

Le vicomte exerçait donc sur les habitants du Poher un droit de "haute et basse justice". Et ceux-ci, en échange de sa protection, devaient lui payer diverses redevances, telles la "taille" (une somme dont il fixait lui-même le montant selon ses besoins), les "banalités" (l'obligation de se servir de ses moulins, fours et pressoirs moyennant le prélèvement en nature d'une certaine quantité de farine, de pains et de boissons), le "tonlieu" (qui était une taxe perçue sur la circulation des marchandises par voies de terre et d'eau et sur leur vente au marché), sans oublier les "corvées" pour bâtir et entretenir son château et cultiver ses terres.

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En 1880, le pharmacien carhaisien E. Lejanne affrontait les périls de la jungle colombienne

«Le 26 août 1880, Eugène Lejanne, futur pharmacien à Carhaix, et son ami le médecin de la marine Jules Crevaux débarquaient du paquebot «La Fayette» dans le port de Salga-Salvanilla, au nord-ouest de la Colombie.

Débordants d'enthousiasme, ils se préparaient à entreprendre dans la jungle de ce pays un voyage d'exploration très périlleux, en descendant, entre autres, sur un léger radeau de balsa, le cours du rio Guaviare, un affluent de l'Orénoque qu'aucun Européen n'avait tenté d'atteindre avant eux.

Pourtant, la plupart des Carhaisiens clients de son officine ignorèrent toujours les péripéties de cette expédition, car E. Lejanne, qui en avait été l'un des héros, n'en parlait presque jamais hors de son cercle familial.

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